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Message de l’Archevêque Mgr Ian Ernest ....pour les
110 ans de l’Union des Mères à Madagascar

Mes Chères sœurs en Christ,
Mme Pierette Bezara, Présidente Provinciale

Ma joie est grande car par le biais de ce message, je suis capable de prendre part à ce grand rassemblement qui célèbre les 110 ans de la présence de l’Union des Mères à Madagascar.
 
MAUEN 130830-1
August 30, 2013

[Diocese of Mauritius - Indian Ocean] 
Message de l’Archevêque

110 ans de l’Union des Mères à Madagascar

Mes Chères sœurs en Christ,
Mme Pierette Bezara, Présidente Provinciale

Ma joie est grande car par le biais de ce message, je suis capable de prendre part à ce grand rassemblement qui célèbre les 110 ans de la présence de l’Union des Mères à Madagascar. Je regrette que je ne peux être avec vous à cet événement mais la Province est représentée par son Excellence Mgr Gilbert Rateloson que je remercie chaleureusement.

Je tiens tout d’abord à féliciter l’ensemble de l’Union des Mères à Madagascar pour son engagement, sa fidélité, son courage et sa présence qui se vit au creux même des réalités quotidiennes devant lesquelles vous vous trouvez. Je voudrais aussi au Nom de la Province accueillir les responsables de la World Wide Mothers’ Union. Je les remercie pour leur présence qui traduit concrètement leur volonté de cheminer ensemble avec vous.

L’Union des Mères, une organisation anglicane qui vit des valeurs évangéliques est appelée en cette conjoncture intéressante à revoir ses assises et réévaluer son engagement. Les objectifs qui reposent sur la vision de la fondatrice, Mary Sumner, trouvent sa source de l’enseignement et de la vie même du Christ.

Nous sommes heureux aujourd’hui, non seulement, de vivre cette vision mais aussi de renouveler, par la tenue de ce rassemblement qui fête les 110 ans de notre existence, un engagement qui puisse aboutir a des actions concrètes.

Quelles que soient les actions que nous apportons, je voudrais qu’elles nous mènent vers celle que Jésus, en son adolescence, donna à ses parents après sa visite au temple : « ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de Mon père ? »

Chers amis, nous sommes ici tout d’abord pour rendre grâce a Dieu pour ce qu’il a accompli a travers l’engagement des femmes chrétiennes à Madagascar.

La Mothers’ Union est reconnue pour sa participation active à la mission de Dieu. Cette mission consiste, d’abord, à proclamer la bonne nouvelle de Jésus au sein de son Corps – l’Eglise. Plusieurs membres de cette organisation chrétienne à Madagascar, en particulier, et dans la communion Anglicane, transformées par Dieu en Jésus au cours de leur cheminement dans la FOI, se sont occupées des affaires de Dieu notre Père. C’est une transformation de cœur et d’esprit. Cette transformation leur a permis d’accomplir la volonté de Dieu : la volonté d’être des artisans de paix, des instruments de justice, de bonté, de miséricorde et des témoins de « La Bonne Nouvelle de Jésus Christ ».

Cette volonté est articulée dans les objectifs de l’Union des Mères. Celle-ci devrait-être au centre des préoccupations et qui porte sur un engagement qui soit profond, vrai, constant, bâti sur un amour indéfectible envers Dieu.

Alors mes chers amis, comme Eglise de cette région

- comment pourrions-nous, arriver à construire aujourd’hui un engagement qui vise à porter des fruits ?
- Comment continuer à honorer par nos actions les objectifs de la Mothers’ Union ?
- Comment devenir un homme ou une femme porteur de paix quand la vie de famille de nos societes respectives est souvent déchirée par la violence, mine par un sentiment d’incapacité face a une facilite déconcertante avec laquelle on se désengage de ses responsabilités ?
- Comment devenir des instruments de justice, de bonté, de miséricorde quand l’égoïsme et l’indifférence s’infiltrent et installent une mentalité qui favorise l’individualisme ?
- Comment se diriger vers la perfection si nous sommes paralyses par la médiocrité, l’insouciance, et le non-respect pour la vie ?

Ce sont là des questions, comme tant d’autres, qui révèlent non seulement les défis de ce monde, mais aussi les réalités de nos expériences quotidiennes.

Comme disciples de Jésus, nous sommes pour le monde des dons de la part de Dieu à son peuple.

Il est aujourd’hui important de nous occuper des affaires de notre Père et non des nôtres si nous croyons être des instruments et dons de Dieu pour le peuple qu’il nous confie. Accomplir la volonté de Dieu demeure donc la priorité – comment se définit cette priorité ?

Elle est décrite dans la 2ème lettre de Pierre qui nous exhorte a un comportement de vie qui reflète ce que Dieu est : « Faits tous vos efforts pour joindre à votre foi la force morale ; à la force morale, la connaissance : à la connaissance, la maitrise de soi ; à la maitrise de soi, la persévérance ; à la persévérance, la piété ; à la piété, l’affection fraternelle ; à l’affection fraternelle, l’amour. En effet, si ces qualités sont en vous et y foisonnent, elles ne vous laissent pas sans activité, ni sans fruit » (2 Pierre 1, 3-10).

Mary Sumner, fondatrice de cette organisation chrétienne l’avait comprise et s’était engagée à choisir cette route – celle de l’Amour. Cette volonté accomplie est devenue par la suite l’exemple suivi par des millions de femmes à travers le monde dans la communion Anglicane. Comme Mary Sumner, l’Union des Mères de Madagascar ne doit rien inventer, qu’il exige que ceux qui s’y engagent dépendent de Dieu et s’occupent de ses affaires***

Nos sociétés humaines sont à la recherche de quelque chose – celle qui peut transformer et valoriser nos vies. La famille, lieu de base indispensable au bon fonctionnement de toute société, est fragilisée par un manque de responsabilité et de loyauté à son égard. Ceci donne naissance à des comportements qui menacent avec insistance le bien-être de tout un chacun. Nous sommes faits pour être libre et non pour être esclaves de la peur, la violence, de l’incertitude et de la méfiance.

Nous nous vantons très souvent, surtout dans les sociétés mauriciennes, malgaches et seychelloises d’être religieuses mais nos comportements font porter à croire que les valeurs qui sont indispensables à notre épanouissement sont mises au rancart.

Sans la présence de Dieu qui sauve, guérit et donne la vie, ce serait impossible à la personne humaine de construire des valeurs surs à son développement et à son bonheur.

Comme Jésus le dit dans son évangile selon Saint Luc en choisissant d’être aux pieds de Jésus comme Marie « elle avait choisi la bonne part ». Je vous encourage dès aujourd’hui à faire de la prière votre amie. En elle, nous découvrirons ce que la grâce de Dieu nous permet de faire, et sans LUI nous ne pourrons rien accomplir.

Dans une intimité de vie avec le Christ, nous trouvons la force et le courage de vivre avec efficacité la mission qui nous est confiée.

St Ignace de Loyola, nous dit ceci : « nous avons à prier comme-ci tout dépendait de Dieu et travailler comme-ci tout dépendait de nous »


Si nous sommes des personnes dévouées à la prière, nous devons être aptes à faire de nos vies des dons de Dieu aux autres. C’est seulement par un amour vrai comme vécu par le Christ – « celui qui aime donne sa vie pour ses amies »

C’est par un engagement qui va jusqu’au bout de lui-même et par une fidélité aux exigences de l’évangile que nous pourrons donner à notre société des mouvements d’espérance et de confiance comme les forces des vagues qui vivifient nos océans.

Je crois que vous êtes capables de vous occuper des affaires de notre Père. Votre esprit d’ouverture et votre capacité à donner et à recevoir, l’amour qui vous anime sont là des atouts à faire de notre vie ecclésiale une action de cœur qui reflèterait l’Amour de Dieu à notre égard. (et de notre société)

Chers sœurs, la Mothers’ Union vous donne cette possibilité de créer un monde d’ordre nouveau – ce monde que Dieu avait confié à l’homme et la femme. La force vive féminine de Madagascar vivant possède une force – celle de s’occuper des affaires de Dieu Notre Père.


Que Dieu nous bénisse tous et que l’œuvre de l’Union des Mères dans le monde et à Madagascar soit béni et porte des fruits.

Occupons-nous donc, frères et sœurs, des affaires de Dieu Notre Père, car là se trouve notre bonheur. Amen !