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Diocese of Mauritius
(Church of the Province of the Indian Ocean)
 
Shrove Tuesday is a time of Carnaval Celebration for the public before Ash Wednesday where the Church prepares for prayer and fasting . Archbishop the Most Rev Ian Ernest has prepared studies for the weeks on the Mission and evangelization as the Lenten season progresses
 
MAUEN 120214-3
February 14, 2012

[Diocese of Mauritius - Indian Ocean] CHAPITRE 1
 
-Eglise- Peuple de Dieu.
 
 
«  Vous êtes le peuple qui appartient à Dieu ; il vous a appelés à passer de l’obscurité à la merveilleuse lumière afin que vous proclamiez ses œuvres magnifiques. »
(1Pierre 2v9)
 
L’Eglise comme définie dans l’Epitre de Pierre est le peuple qui appartient à Dieu. Elle a la tache de proclamer l’Evangile au monde et comme une Communauté de Foi et de partage elle est aussi appelée à louer et glorifier Dieu pour établir le règne du Christ.
 
Le Conseil Œcuménique des Eglises  dans la déclaration qui suit vient renforcer la vocation de l’Eglise en soulignant que celle-ci doit être un don pour le monde et un instrument de réconciliation et d’unité : je cite : 
 
                      « La grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu, et la ​     communion de l'Esprit Saint rend l’Eglise universelle capable de vivre ​    un signe du règne de Dieu et comme un serviteur de réconciliation ​  avec  Dieu, promis à toute création. Le but de l'église est d'unir le ​ ​ peuple avec Christ dans la puissance du Saint Esprit. Pour manifester la ​communion fraternelle en prières et en action, ainsi le démontrant ​l'abondance de la bénédiction de Dieu, dans la relation qui existe entre ​lui, l'humanité et la création pour la gloire du royaume ».

 
Ainsi, il est important pour nous peuple de Dieu de comprendre notre rôle et notre responsabilité afin que nous devenions de vrais intendants de Dieu dans le monde ou nous vivons. Il ne faut pas que nous oublions que ce monde a été crée par Dieu et racheté par la mort du Christ sur la croix. Notre tache est donc de construire une Communauté d’Amour, de Sainteté de vie et d’Adoration et l’Eglise vit donc cet appel en union avec le Christ et par la puissance de l’Esprit Saint. Dans sa lettre a l’Eglise de Rome, St Paul interpelle car il nous instruit que la grâce et les dons reçus doivent nous diriger vers un comportement nouveau base sur l’amour mutuel, de pardon aux ennemis (Matt. 5v44), la solidarité et le partage. (Deut. 32 v5)
 
Ainsi tout en étant dans le monde, il est requis que nous qui appartenons a Dieu ne soyons pas du monde.
 
Il est un fait que de millions d’hommes et de femmes courent inlassablement vers quelque chose qui semble toujours leur échapper. Il y a de plus en plus une soif de profondeur de vie car de nos jours tout est illusion et éphémère. Un modèle de vie qui mène à la vraie liberté, la paix, la justice et l’unité bref le KOINONIA est aujourd’hui recherche. Le monde s’agite et se laisse influencer par d’innombrables approches vers une forme de spiritualité qui affirme posséder des solutions aux situations complexes qui font parties de notre quotidien. Ce que nous désirons du plus profond de notre cœur glisse de nos mains faute de direction et de vision. Le livre des Proverbes  que je cite mentionne avec pertinence « qu’un peuple périt quand il n’est pas dirigé » Prov .11v14.
A quoi donc sert l’Eglise face aux questions et aux réalités qui surgissent dans nos vies devient donc l’élément essentiel durant ce temps de Carême et je souhaite que cette instruction pastorale nous aide a mieux saisir notre vocation comme des baptises. Aujourd’hui, les mots église, réconciliation et unité dérangent.   Ils remettent en question les slogans creux et de projets qui sont mis en place pour épater la galerie. Le rituel des religions est valorisé mais le fondement spirituel si important a l’épanouissement de toute personne est carrément ignoré. Tout, de nos jours, est oriente vers un mode de vie dont le fondement n’est pas toujours viable et ceci peut mettre en péril une éthique de vie si nécessaire pour le développement d’une nation.
 
La culture du monde séculier ou laïque  n’est certainement pas adéquate pour soutenir les attentes et les besoins fondamentaux de nos contemporains.  En jetant un coup d’œil autour de nous, nous découvrons avec tristesse que le monde est affligé par de nombreuses calamites telles que la mauvaise gouvernance tant sur le plan politique, familial et social, la deshumanisation de nos structures, la violence meurtrière qui perturbe nos vies et la peur qui paralyse notre marche vers le progrès.
 
Les réformes électorales semblent nous préoccuper ces jours-ci et les débats révèlent encore et encore notre incapacité d’aller au delà de nos clivages ethniques car le pouvoir et les intérêts de certaines personnes pourraient s’échapper de leur contrôle. La vraie communauté qui réclame le partage, l’équité est loin de réaliser son rêve car trop de communautés  sectaires veulent s’accaparer du pouvoir et des privilèges qui y sont attachés. Il est temps de rechercher à construire cette communauté.qui est capable de mettre tout en commun pour l’édification de tout un chacun. Le communautarisme doit faire place à un esprit d’unité et de partage. Les ghettos culturels, linguistiques ne doivent pas survivre car ile menacent la destinée commune de toute société. L’Eglise est donc appelée par Dieu à devenir cette communauté car elle  est le reflet du Dieu Trinitaire que nous adorons.  L’Eglise a donc la responsabilité d’instaurer une nouvelle manière d’être ensemble et ainsi rendre visible l’action salvatrice que Dieu propose au monde par Jésus son Fils.
 
L’Eglise n’est pas qu’une institution religieuse seulement mais bien le peuple qui appartient à Dieu et dont la vocation est de mettre en place la vision et la présence de Dieu dans le monde. Cette vision et cette présence à la capacité de répondre aux besoins humains par un service compassionnel et une transformation des structures injustes de notre société. Les réformes initiés par nous ne sont pas suffisantes pour restaurer la confiance, la paix et la justice car sans la portée de l’Amour divin il serait difficile pour nous de nous défaire d’un comportement de vie qui pourrait porter atteinte a notre intégrité et à notre humanité. Seul Dieu en Jésus peut donner au monde un nouveau souffle de vie et de nouvelles perspectives. Nous peuple de baptises ont la responsabilité d’être des porteurs d’espérance et de vie car Dieu nous choisit pour être ses intendants. En participant à sa Mission de Salut, nous révélons le caractère  trinitaire de Dieu.  Le théologien Catholique romain, Gabriel Moran dit ceci a ce propos :-
 
«  Toute action formée par la charité est une révélation de Dieu.  Toute parole de vérité et d’amour, toute main qui porte de la tendresse fait écho de la profondeur de vie de la Sainte Trinité. »
 
L’Eglise, corps du Christ doit alors être uni pour qu’elle soit crédible et efficace.
 
 
« C’est grâce à lui que le corps forme un tout solide, bien uni par toutes les articulations dont il est pourvu. Ainsi, lorsque chaque partie fonctionne comme elle doit, le corps entier grandit et se développe par l’amour. » (Eph.4v16)
 
 
 
 
 
Chapitre 2
 
La mission de Dieu confiée à l’Eglise.
 
 
« Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » Jn.20v21
 
La mission que Dieu nous confie est la continuation du ministère de Jésus Christ. Nous sommes fortifies par la puissance de l’Esprit Saint et envoyés par le Christ  pour être ses témoins. Notre tache est de prêcher, d’enseigner, de guérir, de baptiser et de faire des disciples de toutes les nations.
 
Cette mission n’est pas de notre initiative car elle est divine. Cette tache trouve sa source en Jésus qui par son obéissance fait découvrir au monde l’amour de Dieu.
 
​« Et l’Amour consiste en ceci : ce n’est pas nous qui avons aime Dieu, mais ​c’est lui qui nous a aimes, il  a envoyé son Fils qui s’est offert en sacrifice pour ​le pardon de nos péchés » (1 Jean 4 v 10)
 
L’Eglise est appelée à discerner ou Dieu est à l’œuvre et à incarner l’Evangile du Royaume. L’Emergence de mettre en perspective que la mission est celle de Dieu vient corriger cette perception que la mission est une entreprise humaine. De par son essence, le peuple de Dieu est missionnaire car il est envoyé par Dieu lui-même en Jésus pour rassembler, libérer et guérir. La Mission est à la fois Parole et action.
 
​« Que maintenant grâce à l’Eglise, les autorités et les puissances du monde, ​céleste puissant connaitre la sagesse divine sous tous ses aspects »
                                                           (Ephésiens 3 v 10)
 
Pour comprendre notre tache, il nous faut avant tout découvrir à quoi sert l’Eglise ?
 
L’Eglise participe à cette tache en proclamant au monde au milieu duquel elle vit, que notre Dieu est un Dieu aimant, un Dieu pour l’humanité toute entière – au cœur de cette mission s’inscrit l’Évangélisation comme une responsabilité clé.
 
Pour faire la mission, ceci décrit le « OUI » et le « NON » de Dieu pour le monde. Dieu désire la justice, la paix et le salut de la société. C’est son « Oui » à Lui. Le « Non » de Dieu c’est de mettre au défi les intentions humaines qui sont limitées en perspective.
 
A la conférence de la Lambeth Conference en 1988 appelant à observer la Décennie de l’Évangélisation, la mission est décrite en 5 points :
• Proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu
 
• Enseigner, baptiser et nourrir les nouveaux croyants
• Répondre aux besoins humains par la compassion
 
• Rechercher à transformer les structures injustes de la société.
 
• Lutter pour sauvegarder l’intégrité de la création et soutenir le renouvellement de vie sur la terre.
 
 
Comme dit plus haut, l’Évangélisation est un élément clé de la mission.
 
Suite à notre passé colonial, il est aujourd’hui urgent de revoir comment nous pourrons faire de la mission et de l’Évangélisation une réalité concrète  dans la vie diocésain et paroissiale.
 
L’Ancien archevêque de Canturbury Mgr Georges Carey,  à la réunion du Conseil Consultatif Anglican, en 1993 a énoncé 5 principes de bases qui sont indispensables à une initiative paroissiale ou diocésaine.
 
1. La Mission est LOCALE
 
​Elle tombe sous la responsabilité de la congrégation locale. (Paroisse, institution) ​elle ne peut que dépendre du comité diocésain. La communauté locale est ​appelée à évangéliser et à construire et à consolider sa propre famille ​chrétienne.
 
2. La Mission doit être Contextualisée
 
​L’œuvre de Dieu prend au sérieux le contexte local et croit que la Bonne ​Nouvelle de Jésus Christ est universelle mais est vécue et exprimée au creux ​d’une réalité, d’une culture et d’un environnement, d’une histoire qui est situé ​dans un lieu précis. Ainsi chaque paroisse doit apprendre à connaitre le contexte ​dans laquelle elle vit et ainsi développer une stratégie missionnaire appropriée ​aux besoins de la communauté.
 
3. La Mission doit être partagée
 
​La Mission tombe sous la responsabilité de tous ceux qui forment le diocèse. ​Malgré qu’elle incombe à une paroisse ou à une institution d’initier des activités ​missionnaires, elle est aussi appelée à la faire en partenariat avec les autres ​(paroisses, autres diocèses ou institutions).
​Le partage des ressources, de personnel et d’idées vient d’une vision partagée ​mais il faut s’assurer que la vision locale ne soit pas dirigée de l’extérieur.
 
4. La Mission est accomplie sur un degré d’égalité
 
​On ne peut dicter aux autres comment accomplir la mission. Chaque paroisse ​selon ses réalités et spécificités à une manière à accomplir la mission que Dieu la ​confié. On partage les défis, les difficultés et les réussites qu’on vit, on prie pour ​les uns les autres et on répond aux invitations.
 
5. La Mission est transcendante
 
​Une paroisse/institution doit pouvoir posséder une vision au delà de sa ​communauté ou de son voisinage. Comme le Royaume de Dieu dans le monde ​par l’Eglise, sa mission consiste à œuvrer pour la justice, la paix, la protection de ​l’environnement et de l’équité. George Carey, Archevêque de Canturbury les ​appelle – « les éléments du Royaume ».
 
 
Comment Évangéliser ?

Le mandat du Synode de 2010 et l’établissement d’un département de Mission et d’Évangélisation  n’est qu’un rappel a l’ensemble de notre diocèse : que la Mission de Dieu est une exigence chrétienne et que l’Évangélisation n’est pas une option additionnelle. Elles sont une action fondamentalement chrétienne et anglicane.
Les caractéristiques de l’Évangélisation décrites par George Carey, Archevêque de Canturbury sont les suivantes :
 
1.  Elle doit être incarnée
 
​La Communauté paroissiale doit s’identifier aux joies et aux peines de la ​communauté locale. Elle doit interpeller les forces vives de cette communauté. ​L’Évangélisation est incarnée car elle porte témoignage à Jésus Christ, Parole de ​Dieu faite chair.  Il n’y a qu’un seul évangile, une seule église, une seule foi, un ​seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. « Notre autorité est fondée dans les ​Saintes Ecritures et en particulier sur les récits de la vie, de la mort, et de la ​résurrection du Christ.
 
2. L’Évangélisation doit être pastorale.
 
​Elle est pastorale car elle est appelle a prendre soin des gens et non seulement à ​les convertir. Le chrétien doit prendre soin des autres comme le Christ lui-même ​l’a fait.
​Elle est pastorale car elle est dirigée vers les individus et vers les communautés. ​Elle doit développer des communautés qui soient imprégnées d’un esprit ​d’accueil, de fraternité, de partage, de respect et de relations sincères et ​épanouissantes – bref un changement de mentalité.
 
3. L’Évangélisation doit être sacramentelle
 
​Elle est sacramentelle car elle est signée de la puissance de la présence de Dieu ​parmi nous. Elle nous rappelle le baptême et l’eucharistie. Nous comme son ​Corps, devons être brisés afin d’être partagé.
​Les baptisés envahis par les valeurs de nos cultures, tels que le matérialisme, ​l’individualisme et l’autoritarisme, doivent continuellement être brisés pour que ​la vie de Dieu soit partagée.
 
​Elle est sacramentelle car chaque parole ou chaque action faite au Nom de ​l’Evangile ouvre aux personnes la possibilité de goûter à la présence de Dieu qui ​purifie, sanctifie et vivifie.
 
4.​ L’Evangélisation  doit être formation / catéchétique
 
​La conversion n’est pas une fin en elle même. Nos églises de la Communion ​Anglicane ont un catéchisme qui enseigne, nourrit et forme celui ou celle qui ​désire appartenir au Christ. Ce catéchisme reconnaît la responsabilité de tout ​chrétien à évangéliser – homme, femme, enfant, vieux, jeune. Ce catéchisme ​doit nous préparer non seulement à la confirmation mais pour la mission.

​Dans le diocèse Anglican de Maurice comme dans d’autres provinces anglicanes ​dans le monde, le catéchisme prend plusieurs formes pour permettre à une ​formation plus adéquate de notre peuple. Actuellement, un département pour le ​Ministère des Enfants est à se mettre en place. Un département pour la Famille ​et le Mariage est déjà établi. Ces départements servent de support à soutenir la ​formation de chaque baptisé appelé à être lumière et sel.
 
5. L’Evangélisation doit être intelligente et spirituelle.

​Elle doit s’appuyer et sur la raison et sur les sentiments. Elle ne peut être vécue ​que sur la raison  seulement ou les sentiments seulement.
​Elle est intelligente car elle s’informe du contexte dans lequel l’Evangélisation ​sera entreprise, quand elle utilise des cours évangéliques ou bibliques tels que ​l’Alpha, le Moore, la F.B.T.M. etc… et le principe de Cell Church. Elle démontre ​son intelligence quand elle est ouverte à d’autres approches venant d’autres ​traditions chrétiennes.
​Elle est spirituelle car elle n’est pas motivée par les considérations  humaines en ​termes de succès. Le Royaume des Cieux grandit d’une graine semée.
 
 
Chapitre 3
 
Une Eglise appelée à évangéliser
 
​« Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d’eux mes ​disciples » ​ (Matt 28 v 19)
 
En 1998, à la conférence de Lambeth qui réunit les évêques Anglicans du monde, les évêques décrétèrent  une décennie de l’Evangélisation pour nous conscientiser sur l’importance de faire de nouveaux disciples pour le Christ.
 
Pour nous anglicans Chrétiens, l’Evangélisation est la première marque de Mission et devient alors un élément essentiel de la mission globale dans laquelle l’Eglise participe.
 
La Mission sans l’évangélisation perd de son authenticité. Ainsi, elle ne peut être marginalisée de la vie et de l’identité même de l’Eglise. Au cours de ces dernières années, le diocèse ne s’est pas lassé de soutenir la vision « d’élargir l’espace de la tente » et de responsabiliser par le biais des mandements de Carême et d’autres actions l’Anglican.
 
L’Evangélisation doit être l’affaire de chaque chrétien et doit faire partie de chaque ministère que l’Eglise met en place. Tous les croyants doivent partager cette tâche qui consiste à aiguiser la mission de l’Eglise. C’est elle qui nous permet à donner au monde un potentiel de changement et de restauration.
 
Quoi que l’évangélisation n’est pas en elle-même la Mission mais sans elle la Mission que Dieu nous confie serait incomplète.  
 
Donc, l’Evangélisation si elle est fortement suivie nous place devant trois défis qui donnent à l’Eglise de nouvelles perspectives et un sens à sa présence dans le monde d’aujourd’hui.
 
1.  Par l’Evangélisation, l’Eglise est capable de rassembler des personnes de toutes races, de toutes langues et toutes classes sociales.  Ceci comme nous le remarquons dans le contexte de notre propre diocèse fait que de nouvelles questions sont demandées différents expériences sont partagées, de nouveaux dons enrichissent la vie de l’Eglise.
 
Les traditions sont testées et de nouvelles orientations sont introduites. Cette approche évangélique comme nous le constatons dans la vie de nos paroisses est porteur de témoins et même parfois de conflits.  N’oublions pas que le Conseil de Jérusalem (Actes 15) eut fort à faire pour calmer les esprits car il eut à faire face à la plus grande controverse missiologique de l’Eglise. C’est l’Evangélisation qui pose les défis envers les principes théologiques établis et les relations sociales dans la vie de l’Eglise.
 
​« C’est pourquoi, ajouta Jacques, j’estime qu’on ne doit pas créer de difficultés, ​a ceux, non juifs, qui se tournent vers Dieu » (Actes 15 v 19)
 
2.  Ceci vient approfondir en deuxième lieu le défi et les opportunités. L’Evangélisation apporte un changement et une nouveauté de vie.  Elle exige une réponse de celui ou celle ou d’une communauté qui entend la proclamation de l’Evangile dans son propre contexte. Ces nouvelles personnes deviennent à leur tour des évangélistes par leurs propres communautés ou par leur voisinage.
 
3. Cette approche est née un troisième défi. De nouvelles conversations et questions surgissent autour de la vie de l’Eglise : l’adoration, l’enseignement et le comportement du Chrétien.  Ainsi l’Evangélisation tout en tenant compte de l’histoire de l’Eglise et de la réflexion Théologique des Pères de l’Eglise, doit s’engager dans une réflexion théologique qui vise à rechercher et à développer de nouvelles orientations.
 
Les aspects de l’Evangélisation
 
Evangéliser, c’est proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu et d’une vie abondante comme promise par Jésus Christ. C’est la tâche de l’Eglise.
 
​« Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut s’étende jusqu’au ​bout du monde » (Esaie 49 v 6)
 
Ceci est caractérisé par les aspects sous-mentionnes :-
 
1.  Il est intentionnel
 
Il est important de témoigner courageusement de l’œuvre de Dieu dans nos propres vies.  Les églises Anglicanes au Nigeria, en Tanzanie, au Kenya, en Myanmar, au Combodge s’engagent dans une action évangélique directe et ceci fait grandir l’Eglise, En même temps cette intention dans l’action exige une sensibilité au contexte culturel et social et aux circonstances particulière dans lesquels des hommes et des femmes évoluent.
 
2. C’est une incitation
 
Il est important de souligner que nous ne pouvons imposer nos convictions sur quiconque.  Jésus lui-même a invité ses disciples à être avec lui mais ne les a jamais forcé.  La stratégie missionnaire de notre diocèse développée depuis l’établissement  du Département de la Mission vise à accueillir et à accompagner pour que l’Amour de Dieu touche, guérisse et transforme.
 
​« Joignez vous a moi pour dire la grandeur du Seigneur ensemble nous ​proclamons bien haut qui il est » Psaume  34 v 4
 
3. Elle est fondée sur la grâce
 
​« Ainsi, nous avons la liberté d’entrer dans le lieu très saint, grâce au sang du ​sacrifice de Jésus. Il nous a ouvert un chemin nouveau… » (Hébreux  10 v 19, 20)
 
Ainsi, notre initiation doit être un témoignage de la grâce que nous avons trouve et non des bénéfices tels que les possessions matérielles ou la protection contre la maladie.  La grâce est un don de Dieu. Notre invitation devient alors une offrande à accepter ce don comme une nouvelle façon de voir et de vivre l’expérience du monde.  L’exemple suivant vient du Burundi ou je viens de présider a la 11ème Assemblée Générale du Conseil Africain des Eglises Anglicanes.
 
La guerre civile qui a duré plus de quinze ans à cause de nombreux torts au développement du pays en marginalisant les hommes et les femmes à cause de leur appartenance ethnique. Dans un tel environnement, l’Eglise pouvait disparaitre. Mais, ce que j’ai vu m’a permis de constater les efforts constants consentis par l’ensemble des Eglises Anglicanes au Burundi.  L’Eglise Anglicane de Burundi a été le précurseur de plusieurs initiatives donnant aux personnes de nouvelles raisons d’espérer tout en leur offrant des opportunités pour la réconciliation.
 
4.  C’est un processus
 
La conversion du cœur, et de l’Esprit est en elle-même un cheminement de chaque jour.  Notre tache est donc premièrement de proclamer l’Evangile à ceux qui ne le connaissent pas et aussi à encourager et à édifier ceux qui sont déjà engagés à demeurer en Christ.
 
Dans sa lettre aux Romains (1 v 12) Paul encourage les chrétiens à consolider leur foi.
 
​« Plus encore, je désire être parmi vous pour que nous recevions ensemble un ​encouragement, moi par votre foi et vous par la mienne »
 
Notre mission tant sur le plan paroissial et sur le plan diocésain consiste non seulement à enseigner les principes de notre Foi en Jésus mais surtout a partager une vie commune et une espérance en Jésus Christ comme Sauveur. Il est donc impérieux qu’il y ait un suivi constant et une formation assidue pour que l’Eglise soit un modèle et un outil de transformation. La proclamation de l’Evangile doit s’inscrire dans le contexte et parler aux réalités de sa culture.
 
 
 
 
 
Chapitre 4
 
La Mission œuvre pour établir les éléments du Royaume.
 
​« Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance » ​(Jean 10 v 10)
 
Notre tache en tant que membres de nos paroisses consiste à nous engager personnellement dans la Mission que Dieu confie a son peuple.
 
Une des qualités requises est de posséder cet Amour que Christ a pour chacun de nous. David Bosch théologien  et africain mentionne que « cet amour est une révélation le Dieu qui aime le monde »
 
Notre témoignage de vie est crucial car toute parole prononcée doit être traduite par une action concrète.  Elle devrait transcende les barrières que très souvent nous érigeons pour nous protéger.
 
Dans un document diocésain publié en 2004 concernant la vocation, cette énonciation démontre l’essence même de l’appel de Dieu à notre égard.
Je cite : « Nous, comme église, sommes appelés a devenir des instruments par lesquels ​le Royaume de Dieu devient visible dans le monde d’aujourd’hui (Training for ​Transformation – 2004 / Diocesan Training Centre)
 
Nous référant à cette recommandation et au mandat synodal reçu en 2010, « go, equip, empower and evangelise », nous ne pouvons nous permettre le luxe d’être passif. Il est donc important de revoir notre responsabilité missionnaire dans notre paroisse, dans notre diocèse et dans la République de Maurice.
 
St Matthieu nous rappelle que nous avons à refléter l’aspect Trinitaire de notre Foi.
 
​« Car la ou deux ou trois s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux. » ​(Matt 18 v 20)
 
Ces paroles du Christ nous mènent à une ecclésiologie transformative dont l’objectif est de centrer ses efforts vers l’établissement d’une Communauté Trinitaire au sein d’une société ou la justice, la paix, l’équité et la protection de l’environnement deviennent nos priorités. Ainsi il est urgent de replacer notre Eglise la où le peuple vit et non à demeurer enfermé dans notre confort.
 
Le Diocese Anglican doit être une église qui s’engage de plus en plus à promouvoir la paix, la justice, l’équité et le respect des valeurs citoyens. Mais ceci ne peut être réalisé si nous n’arrivons pas à démontrer de la compassion, de la solidarité, de l’accueil et de l’Amour comme le Christ l’a fait au cours de son ministère sur terre.  La Mission que Dieu nous a confiée ne pourra aller à bon port si nous faillirons à être imprégnés de ces qualités susmentionnées.
 
L’Eglise « devrait être un modèle d’un peuple qui se rassemble autour d’une foi commune et d’une mission commune » (Lavin 2004, 119)
 
Par la naissance du Christ et par sa mort, nous avons droit à une plénitude et a une abondance de vie.  Malheureusement, nous vivons dans un  monde qui est domine par les conflits, la guerre, la tension causée par une minorité gourmande. Le monde devenu aujourd’hui un village construit des situations de pauvreté, de violences qui déshumanisent plus de six cents millions à travers le monde. Ceci nous empêche de vivre des vies épanouissantes ou la paix, la liberté d’expression et la justice sont présentes.
 
Le Dieu que nous proclamons est un Dieu d’Amour et de justice. Même a Maurice, il est un fait que le monde dans lequel nous vivons est caractérise par une injustice, la gourmandise, la pauvreté, le chantage, l’abus de pouvoir et l’exclusion.  C’est dans un monde meurtri et brise que nous sommes appelés à participer joyeusement a la mission de Dieu qui incarne l’Amour et la justice pour tous.
 
​« Par l’œuvre juste d’un seul, Jésus Christ, libéré tous les humains du jugement ​et les fait vivre. Et par Jésus, nous obtenons beaucoup plus. Tous ceux qui ​reçoivent la grâce abondante de Dieu et le don de son œuvre salutaire vivront ​et régneront a cause du Christ » (Romains 5 v 17, 18)
 
Jésus dans l’Evangile de Luc est révélé comme celui qui a été choisi pour apporter la Bonne Nouvelle au monde.
 
​« L’Esprit du Seigneur est sur moi il m’a consacré pour apporter la Bonne ​Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers ​et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimes » (Luc 4 v 18)
 
Quand Jésus eut lave les pieds de ses disciples, il leur a clairement indiqué que le service dans le Royaume de Dieu est que nous soyons respectueux envers tout en chacun.
 
La justice
 
Le mot grec « basileria » signifie « le règne de Dieu est là » et dans la pensée grecque, ce principe de vie nous concerne tous.  Le Nouveau Testament nous instruit que la communauté ecclésiale devient un instrument du Règne de Dieu. L’Eglise ne devrait pas être une institution qui se met en avant et qui se laisse tenter à ne pas rendre à César ce qui est a César, elle devrait tout simplement être un signe extérieur de la grâce qui nous fortifie à faire avancer le Règne de Dieu la ou nous vivons.  Notre mandat n’est pas de nature politique mais bien de nature divine.
 
Le sort des Rodriguais et des Chagossiens vivant à Maurice devrait fortement nous interpeller. L’approche politique par rapport à leurs situations n’arrive pas à leur redonner confiance et espérance.  Les « squatters », les familles des prisonniers, les victimes des fléaux de la société et de manque d’équité sont victimes d’un groupe de névrosés qui s’acharnent à exploiter les ressources de notre pays pour servir leurs propres intérêts.
 
Quant à l’Eglise, elle ne devrait pas être du monde, sa tâche est de la libérer. L’Eglise est appelée à instaurer des principes religieux qui libèrent et non qui nous emprisonnent dans des rites et rituels qui malheureusement peut nous enfermer d’avantage  sur nous-mêmes. A quoi sert donc l’Eglise ?
 
Une nouvelle mentalité doit s’installer. Notre loyauté et notre engagement devrait être envers la mission que Dieu nous confie.  Ceci exige un dépassement de soi qui nous est conféré par un renouvellement que nous pourrons œuvrer pour que le Règne de Dieu soit visible.
 
Je souhaite que par l’engagement d’une nouvelle institution para-diocésaine, l’Anglicare, les Anglicans Chrétiens feront de nos paroles, de notre vision des réalités concrètes dans la vie de nos concitoyens et arriver à faire la différence.
 
Dans la Communion Anglicane, il y a beaucoup d’endroits ou les gens luttent pour survivre au milieu de la guerre et de la violence. Dans de telles situations, Dieu nous invite à rechercher des moyens pour mettre fin a la violence et a soutenir les efforts pour consolider la paix.
 
Des certaines Provinces Anglicanes telles que la Melanesie et les Iles Salomon, les membres du Melanesian Brotherhood se sont unis courageusement entre les armées en conflit en leur demandant de déposer les armes. Mais un peu de temps après, dans leurs efforts de recueillir des informations sur le sort d’un des leurs, plusieurs parmi eux ont été tues. La Paix ne peut être réalisée sans de sacrifices. L’Eglise Anglicane au Soudan a été un des acteurs principaux dans l’établissement de l’Etat du Soudan du Sud. En établissant une Communion de Justice et de Paix, l’Eglise s’est engagée activement a former les personnes dans le domaine de la consolidation de la paix et des révolutions des conflits.
 
Deux exemples qui pourraient nous servir de modèles afin que nous du diocèse Anglican soit capable de construire des relations respectueuses et épanouissantes avec des croyants des autres religions.  Ceci est un grand défi ; car tout en témoignant de l’Amour de Dieu et du Salut donne en Jésus Christ il nous faut être patient, sensible et prudent.  Une des approches qui pourrait vraiment rendre la nature même de notre église plus visible est bien d’offrir une hospitalité en vue de construire des bases solides pour consolider l’Unité de notre nation.
 
​« Aimez-vous les uns les autres »
 
La participation à la mission que Dieu nous confie nous invite à être des intendants responsables de sa création. Dans le livre de la Genèse, il est clairement décrit que Dieu nous confie sa création pour « le cultiver et le garder » (Gen 2 v 15)
 
Il est impérieux que nous nous engageons à créer des campagnes de sensibilisation par rapport a notre rôle de prendre soin de l’œuvre créative de Dieu.  Cette œuvre pourrait ne plus servir à nos besoins les plus fondamentaux si nous ne préservons pas la création qui glorifie le Créateur. Nous sommes choisis pour adorer Dieu et non la création mais il est de notre devoir de veiller aux biens qui appartiennent à Dieu et dont nous sommes les intendants. En étant de bons et fideles intendants, nous pourrons jouir des biens que Dieu nous offre gratuitement.
 
Partage, Equité et solidarité humaine
 
Les besoins humanitaires dans le monde sont énormes.  Le besoin fondamental à toute société c’est de susciter un esprit de solidarité, de partage et d’équité. Aux yeux du Dieu Trinitaire, Père, Fils et Esprit que nous servons, nous sommes tous égaux et interdépendants. Les Soeurs de la Communauté Religieuse Anglicane de St Margaret nous parle de leur engagement au Sri Lanka suite au Tsunami de 2006.  Ces paroles devraient nous interpeller et nous guider.
 
​« Notre tache aujourd’hui plus que jamais auparavant est de reconstruire la pays détruit par le Tsunami. L’habitat n’est pas seulement avoir un toit sur la tête, il est une expression du concept même de vie d’une personne. Il reflète ses ambitions  et ses attentes. Le peuple a signifie son intention et sa bonne volonté pour construire une nation.  Apres prières et consultations, nous les Sœurs de St Margaret sont venues ensemble comme une seule équipe pour aider 25 familles indépendamment de leurs appartenances religieuses. Nous sommes venues comme une équipe pour apporter de l’Amour et des soins aux affligés et victimes de cette catastrophe naturelle.  Notre objectif est de créer une nouvelle société ou la justice est présente – qui dit justice dit partage, équité et solidarité.
 
 
Chapitre 5
 
La compréhension de notre appel vue à travers le baptême et la confirmation.
 
​«J’ai reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre. Allez chez tous les peuples pour que les gens deviennent mes disciples. Baptisez-les au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » (Matt 28v 18,19)
 
Au baptême et à la confirmation, nous avons publiquement accepté Jésus, Fils de Dieu comme Sauveur et Maitre.  De cette appartenance a Dieu et de notre identité comme enfants de Dieu notre vie prend un nouveau sens et sommes désormais lies a une relation de confiance et de vie en abondance.
 
​« Je suis la vigne, vous êtes les serments. Celui qui demeure en moi porte ​beaucoup de fruits » (Jean 15 v 4,5)
 
 
Par le baptême reçu au Nom de Jésus et par l’Esprit de Dieu (1 Cor 6 v 11) nous devenons le temple de l’Esprit (1 cor 6 v 19), l’enfant adoptif du Père (Gal 4 v 5) cohéritier du Christ vivant intimement de sa vie et destine à partager sa gloire (Romains 8 v 2. Ephésiens 2-6)
 
De cette relation nous sommes conduits par l’Esprit de Dieu (Romains 8 v 11) et participons ainsi au Corps mystique du Christ- l’Eglise.
 
Il est important de reconnaitre que c’est par la Foi que nous répondons a l’appel divin et ceci par l’œuvre de la grâce.
 
​« Car c’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauves, au moyen de la foi. Ce ​salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu, il n’est pas le résultat de vos ​effort et ainsi personne ne peut se vanter. En effet, c’est Dieu qui nous a formes, ​il nous a crées, dans notre union avec Jésus Christ, pour que nous menions une ​vie riche en actions bonnes, celles qu’il a préparées d’avance afin que nous les ​pratiquions » (Ephésiens 2 v 8-10)
 
En jouissant de cette grâce et de cette nouvelle vie promise par le Christ, nous nous engageons à vivre sous le règne de Dieu.  Il est clair que cette nouvelle dimension de vie nous est humainement inaccessible. Nous avons donc, besoin d’une force supérieure – celle de l’Esprit de Dieu.
 
​« Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. Il ​révélera ma gloire car il recevra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. »
 
Au baptême, l’Esprit Saint prend possession du croyant, l’unit au Corps du Christ et lui donne la certitude qu’il est entré dans le Royaume de Dieu.
 
Cette belle aventure nous mène a participer a la mission que Dieu confie a son peuple. Ainsi, par le baptême nous appartenons à une réalité de vie qui transcende notre famille biologique. Cette aventure est alors vécue dans une alliance nouvelle établie par la mort et la résurrection de Jésus et par la puissance de l’Esprit Saint.
 
Dans sa lettre aux Galates, St Paul vient préciser que nous sommes appelés a vivre en communion avec le Christ et avec les autres
 
​« Vous tous, en effet, avez été unis au Christ dans le baptême et vous vous êtes ​ainsi revêtus de tout ce qu’il nous offre. Il n’importe donc plus que l’on soit juif ​ou non juif, esclave ou libre, homme ou femme : en effet vous êtes tous un dans ​la communion avec Jésus Christ »
 
L’Eglise, Corps du Christ existe déjà et elle continuera la Mission divine après notre passage levestre. Et c’est, nous qui sommes aujourd’hui très étroitement a la mission de l’Eglise  dont le Christ est le Chef.  Et comme disait Jurgen Moltman, nous pourrons dire que c’est  a la Mission du Christ que nous participons :
 
​« Quand on parle de l’Eglise, on parle du Christ et quand on parle du Christ on ​parle de l’Eglise »
 
Notre appartenance au Christ et a l’Eglise a une portée universelle car le Christ a ordonne a ses disciples d’aller jusqu’aux extrémités de la terre pour proclamer l’Evangile. Et nous qui sommes a Maurice, nous vivons d’une dimension régionale ou provinciale, locale ou diocésaine et aussi paroissiale comme les églises d’Eshere de Sinyre a Antioche.  Cette appartenance signifie que la Mission que Dieu nous confie doit être dirigée vers le monde.
 
La Confirmation qui est un rite sacramental de notre église n’est pas simplement une réaffirmation de notre vœu baptismal, c’est un rite distinct qui fortifie et soutient notre engagement à vivre comme le Christ et a être pour le monde un modèle du Christ – qui inspire, rassemble et fait la différence.
 
Dans les chapitres précédents, je vous ai exhorte à prendre au sérieux ce que nous sommes appelés a être pour Dieu – des instruments d’Unité et de réconciliation.
 
La première communauté chrétienne avait tout de suite compris la condition de vie du disciple du Christ comme une vocation.  La vie chretienne est une vocation parce qu’elle est une vie dans l’Esprit qui éveille en nous la réponse filiale.
 
Au sein  de cet appel, l’Eglise sert à quelque chose car elle mobilise en une unique vocation cette diversité de dons, de ministères et de charismes qui animent chaque chrétien.
 
​« Oui, frères il faut que chacun demeure devant Dieu dans la condition ou il était ​lorsqu’il a été appelé » (1 Cor 7 v 24)
 
Cette mission de Dieu qui nous est confiée exige que nous soyons unis les uns aux autres. L’élément clé qui décrit le caractère particulier du peuple de Dieu vient de sa relation avec Dieu. Ceci est exprime par un engagement mutuel a l’égard du prochain, et par une action concrète et harmonieuse et ceci reflète l’Unité du peuple de Dieu.
 
Nous ne pourrons accomplir ce que Dieu désire de nous si cet esprit d’Unité n’est pas présent dans notre Province, diocèse et paroisse. Elle ne se bâtit que par une union commune en Christ
 
​« Vous faites partie du peuple de Dieu : Dieu vous a choisis et il vous aime.  C’est ​pourquoi vous devez vous revêtir d’affectueuse bonté, de bienveillance, ​d’humilité, de douceur, de patience supportez-vous les uns  les autres »
​(Col 3 v 12)
 
Cet esprit d’Unité nous permettra alors de donner au monde dans lequel nous vivons une expérience nouvelle.
 
De par notre amour pour les autres et par notre capacité d’offrir notre solidarité a ceux qui souffrent, nous démontrons qu’en Dieu tout est possible. Il nous suffit de le connaitre, le l’aimer et de l’adorer.
 
​« Gardons fermement l’espérance que nous proclamons, car Dieu reste fidele à ​ses promesses. Veillons les uns sur les autres pour nous inciter a mieux aimer et ​a faire de bonnes actions. Encourageons-nous les uns, les autres »
                       ​ (Hébreux 10 v 23-25)
 
 
Tous, nous partageons une vocation commune et comme le peuple serviteur de Dieu, il est important que nous soyons équipes pour nous occuper des autres.  Les paroisses sont donc encourages a développer des sessions de formation facilitant une compréhension holistique de la mission qui vise a promouvoir une cohésion entre la communauté, la personne et la vocation de tous les chrétiens.  Une telle formation chercherait à développer le caractère d’une personne dans son engagement au sein de la société.  C’est en aidant les paroissiens à découvrir leurs dons et leurs talents que le Corps du Christ pourrait servir le monde et ainsi devenir des instruments de grâce, d’Unité, de compassion et de réconciliation.
 
Ainsi, nous Prêtres et Evêque sommes appelés a encourager et a organiser une action partagée pour la mission du peuple de Dieu par le Peuple de Dieu, pour la vie de ce monde. « L’Eglise existe par la mission comme le feu existe pour bruler »
 
La vocation de l’Eglise n’est pas de vivre pour elle-même mais pour vivre avec et pour l’autre.  La Mission de Dieu appelle l’Eglise à vivre pour les autres dans la vie de ce monde.
 
​« N’oubliez pas de faire le bien et de vous entraider fraternellement car ce sont ​de tels sacrifices qui plaisent à Dieu. » (Hébreux 13 v 16)
 
 
 
 
 
 
 
Conclusion
 
Le temps du Carême 2012 nous donne l’occasion de revoir ce que nous sommes en tant qu’Eglise Corps du Christ.
 
La réflexion faite durant ce temps nous mène a comprendre que tous les baptisés et confirmés devraient participer totalement à la vie et à la mission de l’Eglise.
 
Les différents chapitres nous ont donnés une indication claire et précise des différents aspects de la vie ecclésiale.
 
Nous ne pouvons « élargir  l’espace de la tente » sans l’apport de tout un chacun. Cette apport deviendrait seulement possible si nous, enfants de Dieu arrivons par la prière, par la lecture de la Parole de Dieu, par l’Esprit d’unité qui devraient nous animés à construire une relation intime avec le Christ.
 
Le courage et la joie de participer à la mission que Dieu nous confie sont des vertus essentielles à développer si nous désirons devenir des passionnés engagés pour servir Dieu et le bien commun de toute l’humanité.
 
Chers frères et sœurs, notre Église servira à quelque chose si nous nous mettons à vivre notre engagement baptismal avec fidélité et Foi.
 
Que ce temps de Carême soit un temps de bénédiction.
 
Que Dieu vous bénisse.