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Diocese of Antsiranana
(Church of the Province of the Indian Ocean)
 
A second failed attempted bomb to rid of HAT President A RAJOELINA took place at the Marais Masay in Antananarivo.
 
ANTSIRANANA 110304-1
March 4, 2011

[Diocese of Antsiranana - Indian Ocean] Marais Masay
Attentat à la bombe contre le cortège présidentiel

Pour la seconde fois depuis son avènement à la magistrature suprême, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la Transition, a été victime d’un attentat. Hier sur la route du marais Masay, des personnes malintentionnées ont fait exploser une bombe artisanale à l’endroit où le cortège présidentiel passait.

Plus de peur que de mal. La bombe a explosé mais, heureusement, sans faire de victime. D’après le colonel Fidimalala, aide de camp du président, l’attentat s’est produit aux environs de 19h 30. « Nous avons entendu une violente explosion sous la voiture, exactement du côté où s’est installé le président. Pour sa sécurité, nous l’avons immédiatement escorté à son domicile. Puis, nous sommes revenus sur le lieu de l’explosion pour les constats d’usage. Et c’est à ce moment-là que nous avons découvert ce cordon qui reliait une batterie d’accumulateur au dispositif », a expliqué le colonel Fidimalala.

Immédiatement après l’attentat, l’axe Ankorondrano Andranobevava a été interdit à la circulation. Un périmètre de sécurité a été installé. Outre les autorités dirigées par le premier ministre, le général Albert Camille Vital, des spécialistes en explosif de la Primature, de l’armée ainsi que des limiers de la police scientifique et technique s’y sont également rendus.

L’attentat a eu lieu sur la partie droite de la portion de route qui mène à Andranobevava. L’explosif a été fixé sur la glissière de sécurité. Un câble électrique, long d’environ 150 à 200 m, reliait le détonateur à l’accumulateur. « Tout a été calculé à la seconde près. Ils ont placé un repère entre les deux dispositifs afin de déterminer en temps réel quand il faut déclencher l’explosif », a expliqué un spécialiste de l’armée. De sources concordantes, l’effet du souffle a provoqué une crevaison. Des débris de l’engin explosif ont été trouvés à quelques mètres du « point d’impact ».

Réactions à chaud

Juste après cet attentat, les réactions ont fusé de partout. Certains l’ont considéré comme un simple subterfuge en vue de détourner l’opinion publique. D’autres l’ont vivement condamné, à l’instar du général Albert Camille Vital et de Zazah Ramandimbiarison, directeur de cabinet de la présidence et de Lanto Rakotomavo, secrétaire national du parti TGV. Le premier ministre a indiqué qu’il est trop tôt pour qu’il se prononce sur cette affaire. « Tout s’est produit très vite. Je suis passé sur cet axe à peu près à la même heure que le président. J’étais déjà à la maison quand on m’a fait part de l’attentat. Laissons les spécialistes faire leur travail. On saura tout à l’issue de l’enquête », a-t-il conclu.