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Diocese of Antsiranana
(Church of the Province of the Indian Ocean)
Photo No. : P110221-1

Photo No. : P110221-2

 
More than a thousand Supporters of the former Malagasy President M Ravalomanana wait in vain for his return at Ivato airport , from S Africa as proposed last Sat 19 Feb 2011
 
ANTSIRANANA 110221-1
February 21, 2011

[Diocese of Antsiranana - Indian Ocean] Les partisans de l’ancien président ont rejoint l’aéroport à pied et dans le calme, samedi.

Les partisans de l’ancien président ont rejoint l’aéroport à pied et dans le calme, samedi.
Malgré ses promesses, l’ancien président, Marc Ravalomanana, n’a pas pu effectuer son retour à Madagascar. Mais cela n’a pas empêché ses partisans d’afficher leur espoir.
Très tôt le matin, des manifestants par petits groupes, venus accueillir l’ancien chef de l’État, étaient aperçus tout au long de la route menant vers l’aéroport d’Ivato. Dès 7 heures du matin, une centaine d’inconditionnels ont déjà pris quartier, devant le portail de l’aéroport, face aux éléments des forces de l’ordre déjà en place.
Dans une certaine mesure, un parfum d’ambiance des manifestations organisées par le précédent régime s’est recréé. Les tee-shirts à l’effigie de Marc Ravalomanana ont fait leur réapparition. Des vêtements conçus pour souhaiter la bienvenue à l’ancien président étaient également aperçus sur les lieux, aux côtés des banderoles et des drapeaux nationaux. À un certain moment de la journée, l’hymne du parti de l’ancien président, diffusé à partir d’un sonomobile, a même fait chavirer la place.
Dès 10 heures, l’interdiction d’embarquement de l’ancien président a été confirmée. Mais cela n’a pas douché l’enthousiasme des manifestants. Rapidement des messages sur facebook ont fait état d’une nouvelle tentative de location d’un avion privé. Vers midi, des manifestants se sont réjouis, faisant état de l’embarquement effectif de l’ancien président. Or, à ce moment-là, ce dernier a décidé de quitter l’aéroport de Johannesbourg pour donner une conférence de presse.
Les manifestants ont redoublé d’efforts pour chanter au fur et à mesure que l’horaire annoncé pour l’arrivée du vol en provenance de l’Afrique du Sud approchait. Ils ont hurlé de joie, chaque fois qu’un aéronef passait au-dessus d’eux. Et c’était la liesse quand le convoi de l’ancien président Albert Zafy s'est faufilé entre les manifestants avant de gagner le parking de l’aéroport.
L’enthousiasme des gens sur place n’a pas baissé d’intensité malgré l’arrivée du vol en provenance de l’Afrique du Sud à l’heure prévue, sans la personne attendue parmi les voyageurs. Très vite, les bruits d’une nouvelle tentative de l’ancien président de louer un aéronef privé se sont répandus comme une traînée de poudre.
Casse évitée
Les dirigeants des mouvances des trois anciens présidents se sont affairés pour discuter et échanger les informations. Puis, Roland Ravatomanga, membre de la délégation de la mouvance Ravalomanana, a confirmé l’existence d’un coup de téléphone de Marc Ravalomanana, faisant part de son intention de persévérer dans son entreprise. Mais jusque dans la soirée, il n’en était rien.
Pendant ce temps, les éléments des forces armées ont eu pour consigne de barrer l’accès vers le parking de l’aéroport. Puis, ils ont tenté de fluidifier la circulation en négociant avec les manifestants. Le lieutenant-colonel Andry Andriantsarafara Rakotondrazaka, commandant de l’état-major mixte opérationnel (Emmo/rég), s’était targué de ne pas utiliser de gaz lacrymogène pour assurer sa mission lors de l’un de ses compte-rendus par téléphone à l’un de ses supérieurs.
Du côté des organisateurs du rendez-vous, les vigiles n'ont pas cessé, non plus, de rappeler à l’ordre les milliers de personnes sur place dès que le cordon humain est bousculé. Laissant croire à une volonté des deux côtés d’éviter la casse. En effet, jamais durant la journée, les manifestants n’ont montré de signe de déception.
« Cela fait deux ans que nous avons attendu. Ce n’est pas pour quelques heures de plus que nous allons nous en plaindre », lance une manifestante.
Mais rien n’a évolué jusqu’à la fin de l’après-midi. Constant Raveloson, de l’une des composantes de la mouvance Ravalomanana, a fait passer la consigne pour une veillée à l’aéroport. Mais la tentative a été contrecarrée par les forces de l’ordre qui ont dispersé la foule, dès la tombée de la nuit.
Les milliers de personnes présentes sur les lieux, à pied ou en voiture, ont formé une longue file pour regagner la capitale. Les éléments des forces de l’ordre les ont suivis pour leur demander de dégager la voie, quitte parfois à utiliser des gaz lacrymogènes.