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Diocese of Antsiranana
(Church of the Province of the Indian Ocean)
DIEGO SUAREZ COMMONWEALTH WAR CEMETARY
Photo No. : P101106-1

 
"Ironclad was the first large amphibious assault made by British forces since the attempt to storm the Dardanelles in the First World War." Diego Suarez prepares for the memorial of the 2 nd WORLD WAR at the COMMONWEALTH WAR CEMETERY.
 
ANTSIRANANA 101106-1
November 6, 2010

[Diocese of Antsiranana - Indian Ocean] Ironclad, conquete britannique de Madagascar
Craignant une isolation de l'Inde, Churchill fait débarquer deux brigades britanniques le 5 mai 1942 à proximité de Diego Suarez (Antsiranana). C'est l'opération Ironclad, qui s'achève le 8 mai par la défaite des troupes françaises et malgaches.
"Ironclad was the first large amphibious assault made by British forces since the attempt to storm the Dardanelles in the First World War."
Les actions menées par les sous-marins japonais dans le canal du Mozambique poussent les Britanniques à s'emparer de la totalité de Madagascar. Tananarive est prise le 23 septembre, et l'armistice est signé le 5 novembre.
Cette opération fut ressentie par les Français Libre comme un second Mers-el-Kebir. Personne n’a juge utile d’en informer Charles de Gaulle. Il l’apprend le 5 mai 1942 a 3 heures du matin par un coup de téléphone d’un journaliste de l‘Associated Press !
Cela fait des mois qu’il invite les Britanniques a l’aider à intervenir dans cette Ile Française. Ils ont à chaque fois refuse pour agir enfin, seuls et sans le prévenir. Volonté évidente de prendre partout la place de la France, d’abuser de sa faiblesse momentanée.
Sa réaction face à cette atteinte a la souveraineté nationale sera rapide, violente, extrême et sans appel, bref Gaullienne.
D’une part, il se rend au petit matin a Carlton Garden ou il a convoque tout son état-major :
« Messieurs, je vous rends votre liberté. J’ai voulu ici organiser le gouvernement. J’ai signe des accords avec les Britanniques. Ils ne les respectent pas et son en train de s’emparer de Madagascar. Ils prétendent l’administrer directement. Nos accords sont rompus. […] Engagez-vous dans l’armée canadienne, au moins vous combattrez les Allemands. La France Libre, c’est fini ! Messieurs je vous salue. »
Puis il envoie un message dans le même sens aux cadres FFL non présents a Londres.
Et obtient exactement le résultat qu’il recherchait : Panique à bord chez les cadres des FFL, Leclerc, Catroux, Eboue, d’Argenlieu, Larminat et d’autres font part, avec véhémence, aux représentants britanniques de leur fidélité a de Gaulle.
Cette nouvelle sème l’inquiétude a Downing Street et au Foreign Office. Les journaux britanniques sont remplis d’éloges pour les soldats français qui pendant ce temps la, se battent à Bir Hakeim, de dénonciation de la barbarie nazie en France (55 fusilles le 5 mai a Lille, 40 a Caen le 6 mai) et d’admiration pour les Français qui, le 1er mai, ont manifestes en France, répondants a l’appel de De Gaulle a la BBC.
Eden demande à le rencontrer «d’urgence ». Charles de Gaulle attendra 2 jours, le temps que la presse britannique, qui a toujours soutenu la France Libre, exprime doutes et inquiétudes.
L’entretien est glacial.
« - Pourquoi adoptez-vous à notre égard une attitude qui sème le trouble dans nos rangs ? Je vous rencontre partout sur ma route. En Syrie, par exemple, vous nous créez de graves difficultés.
- Les difficultés ne viennent pas seulement de nous, dit Eden, elles viennent bien souvent de vous.
- Mais c’est vous qui les cherchez ! »
Il ne serre pas la main d’Eden en sortant.
Tension extrême, contact coupe avec les Britanniques. Churchill donne l’ordre de ne pas la laisser quitter les Iles Britanniques.
Charles de Gaulle joue alors la carte soviétique. Il reçoit Bogomolov, l’ambassadeur soviétique a Londres, puis rencontre Molotov qui l’assure du soutien de l’URSS a la France Libre, trop heureux de gêner un peu les Britanniques et les Américains. La constitution de l’escadrille Normandie Niemen, prévue auparavant, s’accélère.
De ces rencontres naîtront la légende d’un de Gaulle prévoyant un repli a Moscou. Il en a parle, mais, bien évidemment, n’y a jamais songe sérieusement, il s’agissait simplement de faire plier les Britanniques avec les maigres armes dont il disposait.
La crise durera jusqu’en janvier 1943, date à laquelle les Forces Françaises Libres prennent enfin le contrôle de l’île.
Le Gentilhomme
Le général Le Gentilhomme, mandate gouverneur par Charles de Gaulle, vire à toute allure le gouverneur Vichyste Annet avec lequel les Britanniques, comme il se doit, avaient traite. Le Gentilhomme sera remplacé en mai par le gouverneur général de Saint Mart
Ce fut la l’une des plus difficile page de l’histoire de la France Libre.

Sources : Charles de Gaulle, Mémoires de guerre