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Diocese of Antsiranana
(Church of the Province of the Indian Ocean)
Photo No. : P100830-1

 
The verdict of life imprisonment and hard labour for Marc Ravelomanana taken by the HAT government is linked to the violent demonstrators led by the HAT leaders A Rajoelina and M Roindefo themselves last year.
 
ANTSIRANANA 100830-1
August 30, 2010

[Diocese of Antsiranana - Indian Ocean] 
Le verdict est tombé, Ravalomanana condamné à perpétuité
Procès de l’affaire du 7 février 2009 /
lundi, 30 août 2010 / Valis

Après un procès très critiqué par une partie de l’opinion et refusé par le conseil de la défense de Marc Ravalomanana, la justice a tout de même poursuivi son cours et décidé du sort des prévenus. L’ancien président Marc Ravalomanana, le général Heriniaina Raoelina, le colonel Serge Anatole Ralamboarison et le Gendarme principal de 2e classe Fikisy Lidy sont déclarés coupables de complicité de meurtre. Ils doivent chacun purger une peine de travaux forcés à perpétuité. Un autre Gendarme de 2e classe a été relaxé au bénéfice du doute. Quant au colonel Ralitera, au commissaire Mbinina et au colonel Richard, ils sont eux aussi reconnus coupables et condamnés chacun à deux (2) ans de prison mais avec sursis, les faits leur étant reprochés ayant été requalifiés ; autrement dit, ils sont libres.

Alors que par la voix d’Angelo Rakotoarisoa, l’accusation avait dénoncé une tuerie minutieusement préparée et sans proportionnalité avec la menace, Me Ratrimoarivony qui assurait la défense à la place des avocats initialement constitués par les accusés mettait en cause la responsabilité de l’État. Ce qui avait été refuté par Me Lydie Rakoto pour la partie civile.

À l’issue du délibéré qui durait de 0 h 50 à 6 h du matin le samedi 28 août, la Présidente Raboana Rasamison Mauricette lisait le verdict que Me Joseph Breham, avocat français de la partie civile, commentait en le trouvant mesuré : d’une part relaxe au bénéfice du doute pour la plupart des militaires de base n’ayant fait qu’exécuter des ordres, sauf pour deux d’entre eux ayant délibérément choisi de sortir du palais pour tirer en position de tireurs d’élite et qui ont été condamnés à perpétuité ; d’autre part peines relativement légères pour les intermédiaires ayant relayé les ordres, et par contre peines lourdes pour ceux supposés être les donneurs d’ordre principaux. Par ailleurs, ce qui est relativement habituel en la matière, les personnes jugées par contumace ont toutes été condamnées à des peines lourdes.

Réagissant par média international interposé par rapport à sa condamnation, Marc Ravalomanana déclare le verdict nul et non avenu ; c’est ridicule dit-il, tout en poursuivant qu’il va demander à la communauté internationale d’appliquer sérieusement les sanctions qui ont été prises contre les dirigeants de fait.

Andry Rajoelina, son tombeur pour sa part veut faire comprendre à l’opinion que la justice est indépendante et qu’il n’a rien à voir avec le verdict. Interrogé par Johary Ravoajanahary dans son émission radio-télévisée ce dimanche 29 août à 20heures, le président de la Haute autorité de transition, Andry Rajoelina, indique qu’il y eut des morts et c’est connu et vu par tout le monde, et la justice a trouvé « rariny » (équitable ?) de rendre ce verdict.

Sans aller jusqu’à commenter les verdicts prononcés par le tribunal, il faut noter que le conseil de la défense des accusés a refusé la tenue du procès parce que la juridiction, de son point de vue, n’est pas compétente, d’une part et que d’autre part la cour de cassation n’a pas enore statué sur sa requête en annulation. Enfin, faut-il rappeler que cette marche sur le palais d’Ambohitsorohitra a été ordonnée par Andry Rajoelina et conduite par Monja Roindefo ?

Quoi qu’il en soit, nombre d’observateurs et d’hommes politiques voient leurs soupçons confirmés bien que Andry Rajoelina ait déclaré que la justice et la tenue de ce procès n’ont rien de politique. Les uns ont évoqué une coïncidence malvenue avec la recherche de solution à la crise (la réunion de Vontovorona) où les trois mouvances et d’autres chefs politiques avaient réclamé un climat d’apaisement, tandis que le second semble dire que les prévenus sont tout simplement des criminels ordinaires et non des politiciens.