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Diocese of Antsiranana
(Church of the Province of the Indian Ocean)
Andrafainkona
Photo No. : P100521-1

Daraina parish
Photo No. : P100521-2

 
Just 14 months after a military coup toppled its elected government, Madagascar faced the possibility of another takeover Thursday as elements of the military gendarmes staged a mutiny in Antananarivo, the capital..4 died during the mutiny.
 
ANTSIRANANA 100521-1
May 21, 2010

[Diocese of Antsiranana - Indian Ocean] Les FIGN neutralisées
Violents combats à Fort-Duchesne
L'Emmo/Rég lance un assaut meurtrier contre des éléments frondeurs des FIGN afin de déloger ces derniers de leur caserne de Fort-Duchesne.

Antananarivo a connu un affrontement militaire ensanglanté. Les éléments des Forces de l'ordre ont dû recourir à la manière forte pour mater le mouvement naissant, initié par leurs frères d'armes des Forces d'intervention de la Gendarmerie (FIGN) contre le pouvoir.
Très tôt le matin, un chapiteau et des chaises ont été installés dans les périmètres du Mausolée, hier. Des membres du «Mouvement ecclésiastique» sont arrivés sur les lieux, sous les applaudissements des manifestants. Ils sont venus suite à l'appel au ralliement des éléments frondeurs de la FIGN la veille, et à celui diffusé en boucle à la Radio Fahazavana, les exhortant à rallier la place. Le tout se déroule sous la surveillance de quelques éléments frondeurs des FIGN.
Au fur et à mesure que le temps passe, l'affluence commence à devenir importante. Le froid n'a pas empêché les gens de rallier le lieu de rendez-vous, même à pied, à cause des trajets raccourcis des bus.
L'espoir et la réjouissance se lisent sur les visages des manifestants. Une scène de liesse fait place à l’ambiance commémorative et de recueillement habituelle au Mausolée. Les chants religieux entonnés par les grandes personnes se mêlent au cri de joie des jeunes revigorés, le tout, sous le regard bienveillant des éléments frondeurs armés des FIGN.
L'ambiance commence peu à peu à monter en température. Aux alentours de 8h 30, le général Viennot Zafera, commandant des FIGN, venu protester contre l'initiative, a quitté très vite les lieux sous les huées des gens, et quelques coups de feu. Entre-temps, des anciens parlementaires du Tiako i Madagasikara (Tim) ont fait leur apparition. Des personnalités comme Tabera Andriamanantsoa, suivies plus tard par Lalatiana Ravololomanana grossissent également les rangs d'un millier de gens sur la place.
Remobilisation
Vers 9 heures, les éléments du Lieutant-colonel Raymond Andrianjafy, à la tête du mouvement de protestation, commencent à procéder à des tirs en l'air. Ils mettent en garde contre deux véhicules de l'Emmo/ Rég, tentant de franchir les périmètres du Mausolée, du côté de l'immeuble «Foyers de vie». À chaque crépitement des armes, les manifestants hurlent de joie. Ils n'ont pas pensé à quitter les lieux malgré les échanges de tirs, qui commencent à être plus en plus nourris, à la suite d'une nouvelle tentative des Forces armées, essayant de se rapprocher de l'enceinte.
Les dispositifs de défense mis en place par la bande du Lt-colonel Raymond Andrianjafy ont cedé pour la première fois, au prix d'une vie humaine, avec la mort de l'un des éléments de la Force d'intervention spéciale (FIS), tombé sous les balles de l'adversaire. Les mutins se sont repliés dans leur caserne et les manifestants se sont dispersés.
Alors que la formation de l'Emmo/Rég investit la cour du Mausolée, accueilli par des sièges vides, Rina Andriamandafy, coordonnateur des Jeunes-Tim tente de remobiliser les gens repoussés du côté d'Ambohitsaina dans le but de former un barrage contre une éventuelle attaque du côté de la route de l'Université.
Les deux camps se sont ensuite livrés à un round d'observation pendant quatre heures. Le temps pour les autorités d'établir la communication avec les gendarmes frondeurs afin d'entamer les négociations.
«Mais celles-ci ont échoué. Le lieutenant-colonel Andrianjafy a vu le général Augustin Manankay (un des adjoints du général Bruno Razafindrakoto, commandant de la Gendarmerie). Mais ses éléments lui ont demandé de rompre les discussions», déplore le colonel Richard Ravalomanana, commandant de la circonscription régionale de la Gendarmerie, à la tête de l'opération.
Pendant que le CIRGN continue l'appel pour les négociations, les Forces de l'ordre entament l'assaut final vers 16h 40. Contrairement aux échanges de tirs de la matinée, le combat de l'après-midi «entre 21 gendarmes indisciplinés et 600 combattants», devient de plus en plus violent. Les tirs de roquettes et de fusils mitrailleurs tonnent «pendant près de 52 minutes», selon le Premier ministre Camille Vital, montant au front après l'intervention. «Ils (éléments frondeurs de la FIGN) ont pris la fuite», conclut plus tard le colonel Ravalomanana, au milieu de l'équipe de l'Emmo/Rég, s'affairant dans le noir pour sécuriser les lieux.